Histoire
Contenu en cours de construction...
L'ancienne abbaye de Saint-Amant plonge ses racines il y a plus de mille ans. Mais grâce à l'archéologie et à la documentation, il est désormais établi que l'occupation humaine avec un pôle religieux existait dès le VIIe siècle.
VIe siècle
L'ermite Amant
Saint Amant serait né à Bordeaux. Alors qu’il naviguait à l’embouchure de la Gironde, une tempête le fait échouer à l’embouchure de la Charente. Attiré par saint Cybard, il arrive en Angoumois. Puis se retire dans la forêt de la Boixe, où il chasse le diable et réalise des miracles. Il décède le 1er mars, vers l’an 600. L’abbaye aurait été fondée en sa mémoire.
VIIe-Xe siècles
Les origines
Les derniers travaux universitaires et archéologiques ont permis de réécrire de nouvelles origines de l’abbaye. Dès le VIIe siècle, un cimetière existait autour d’une église, dédiée à saint Pierre, sur le site actuel. Des sarcophages mérovingiens, encore en place, y ont été retrouvés.
Xe siècle
Création de la communauté
Il faut attendre le Xe siècle pour qu’une communauté de moines soit fondée par Arnaud Manzer, comte d’Angoulême. En 988, à la mort de ce dernier, l’abbaye est mise sous l’autorité de l’évêque d’Angoulême.
XIe siècle
Développement de la Communauté
Vers 1025, Guillaume IV Taillefer, fils d’Arnaud Manzer, accomplit la volonté de son père : une église est construite ainsi que les bâtiments qui l’entourent. Lui-même et son entourage font d’importants dons à l’abbaye pour son développement.
1100-1125
Reconstruction romane, phase 1
Face à la renommée grandissante de l’abbaye, l’abbé Guillaume décide de reconstruire la partie orientale de l’église abbatiale, qui se compose des absides, du chœur, du transept et de la dernière partie de la nef. Le 1er octobre 1125, on y transfère les reliques de saint Amant.
1125-1170
Reconstruction romane, phase 2
Quelques temps après, la nef, réservée à la paroisse, est reconstruite sur les fondations de l’ancien édifice. L’architecture et la sculpture sont beaucoup plus sobres que dans la première phase des travaux. La consécration du nouvel édifice a lieu en présence de nombreux dignitaires le 15 novembre 1170.
1330-1340
Projet de reconstruction
Au XIIIe siècle, l’abbaye est dévastée par un gigantesque incendie. Le cloître et le chœur de l’église sont reconstruits et voûtés d’ogives. L’abbaye reste prospère jusqu’au XIVe siècle. Mais les troubles de la guerre de Cent Ans et l’épidémie de peste de 1348-1349 vont fortement contrarier cet élan.
XVe-XVIe siècles
Reconstructions entre deux troubles
Après la Guerre de Cents Ans, l'abbaye sera restaurée. Mais l'ambition ne sera jamais plus la même : les revenus du monastère ont chuté. L'abbaye passe sous le régime de la commende : désormais les abbés ne sont plus élus par leurs moines, mais nommés par le roi.
XVIIe-XVIIIe siècles
Une abbaye sur le déclin
L’abbaye ne compte déjà plus que sept moines et, en 1774, deux. Cette même année un édit royal supprime la mense conventuelle et l’affecte au Séminaire d’Angoulême. Mais la Révolution Française empêchera la réalisation de ce projet. En 1791, les bâtiments abbatiaux sont vendus comme biens nationaux, et l’église devient paroissiale.
1840-1898
Une église classée monument historique
Tout au long du XIXe siècle, la commune cherche des subventions pour pallier à la ruine de l’église. En 1840 celle-ci est classée Monument Historique. Mais il faut attendre les années 1880-1897 pour que d’ambitieux travaux de restauration, à la mesure du mal, soient enfin réalisés.
1973-2026
Une ambitieuses mise en valeur
En 1935 le cloître et les bâtiments abbatiaux sont classés monuments historiques. Rachetés en 1973 par la commune, ils seront restaurés à partir de 1985. En 2008 l’abbaye accueille en ses murs une espace muséographique dédié à l’architecture romane. De nos jours, l’histoire continue avec les travaux de restauration du chevet et du transept, lancés en 2017, sous la direction de Philippe Villeneuve, architecte chargé de la restauration de Notre-Dame de Paris.